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Les négociations de deux accords favorisant le développement des organisations pluriprofessionnelles marquent la fin d’année 2021. Le Sniil soutient cet exercice, mais cela ne doit pas être au détriment de l’activité propre des infirmières et infirmiers libéraux…

Le pluriprofessionnel, une volonté partagée 

Plusieurs accords sont actuellement en négociation entre la CNAM et les différents organismes représentatifs des professionnels de santé, notamment libéraux, dans le cadre d’accords conventionnels interprofessionnels (ACI).

Le premier accord concerne les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP). Cet accord doit renforcer le soutien financier, via une enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros. Cet accord doit permettre une articulation plus forte, notamment avec les CPTS, lors de crises sanitaires, avec la mise en place de protocoles spécifiques. D’autre part, l’intégration des infirmiers en pratique avancée (IPA) dans les MSP doit être favorisée. Pour cela, ce texte prévoit une revalorisation des indicateurs de la MSP en cas de présence d’une IPA. Nous avons dû rappeler les missions des IPAS durant ces négociations afin de respecter leurs compétences et seront vigilants à ce qu’il n’y ait pas de dérives possibles quant à leur déploiement au sein de ces structures.

Le second accord s’intéresse aux communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Cet avenant à l’ACI doit permettre aux CPTS de disposer de plus de moyens notamment pour favoriser l’accès aux soins, organiser les parcours de soins en pluriprofessionnels, développer la prévention à l’échelle d’un territoire. Cet accord doit également permettre au CPTS d’être en mesure de répondre aux crises sanitaires. Les financements des CPTS vont également être revalorisés selon leur taille et leurs missions.

Fidèle à sa ligne politique, le Sniil salue les avancées qu’apportent ces deux accords dans le développement de l'exercice pluriprofessionnel et invite les IDELS à s’intéresser à tous les projets en cours ou à venir dans leur territoire.  

D’autant plus que l’accélération de la désertification médicale et le vieillissement de la population poussent le système de santé à évoluer. Les professionnels de santé doivent accompagner ces changements tout en permettant le développement des compétences de chaque profession, notamment celles des acteurs du domicile.

Réingénierie de la profession, une nécessité pour l’avenir

L’évolution du système de santé et de la société ou encore le développement de nouvelles technologies, telles que la télémédecine, doivent être l’occasion d’inscrire la profession dans une réingénierie du métier pour répondre au mieux aux besoins en santé croissants de la population.

Le diplôme d’infirmier n’a pas connu de changement depuis 2004. Pourtant, en 17 ans le métier, tout comme l’organisation du système de santé ont connu de nombreuses mutations. La profession a su s’adapter aux crises, notamment sanitaires comme la Covid-19 qui a démontré le rôle indispensable des IDELS dans le suivi des patients à domicile.

Le métier d’infirmier doit gagner en autonomie afin que les compétences acquises depuis des années dans les domaines de la prévention et l’éducation à la santé, du suivi des parcours de santé des patients mais aussi de l’évaluation clinique soient véritablement reconnus et valorisés.  

Le Sniil compte contribuer pleinement aux travaux de la réingénierie du métier qui s’ouvriront en 2022 afin que la profession d’infirmière réponde aux besoins et aux attentes des patients.