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Un nouveau texte réglementant la publicité des infirmières et infirmiers a été publié juste avant Noël. Ecrit en concertation avec l’Ordre National des Infirmiers, il permet la mise en conformité du droit français avec les règlements européens. Les grands principes déontologiques restent cependant identiques…

Ainsi, l’article 3 du décret n°2020-1660 du 22 décembre 2020 précise que l’infirmier est désormais « libre de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations de nature à contribuer au libre choix du praticien par le patient ». Toutefois, cette communication doit :

  • respecter les « obligations déontologiques» (pas de compérage et respect de la confraternité)
  • être loyale et honnête, sans induire le public en erreur ni porter atteinte à la dignité de la profession
  • ne pas faire appel à des témoignages de tiers ni reposer sur des comparaisons avec d'autres infirmiers ou établissements
  • ne pas inciter à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins.

L’information sur laquelle les professionnels pourront communiquer résidera donc, avant tout, dans les compétences et diplômes acquis, les conditions d’exercice (lieux par exemple), les distinctions honorifiques et le parcours professionnel. Pour une présentation de son activité au public sur un site internet, l’infirmier aura également pour obligation d’inclure une information sur les honoraires pratiqués et les modes de paiements acceptés de façon « claire, honnête, précise et non comparative ».

On remarque, d’ailleurs, que dans le cas d’une présence sur internet, il est interdit à l'infirmier « d'obtenir contre paiement ou par tout autre moyen un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l'information le concernant dans les résultats d'une recherche ». Autrement dit d’acheter des mots clefs pour améliorer le référencement de son site web professionnel…