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La Haute Autorité de Santé vient de donner ses préconisations en termes de stratégie vaccinale contre la Covid-19. La campagne pourrait commencer début janvier… mais elle sera, pour l’heure, impossible en cabinet infirmier libéral eu égard aux contraintes…

Souhaitant réduire les hospitalisations/décès et maintenir les activités essentielles du pays, la HAS a fixé 2 critères de priorisation pour la vaccination anti-Covid : le risque de faire une forme grave de la Covid-19 et le risque d’exposition au virus.

 En tenant compte d’une arrivée progressive des vaccins, la HAS préconise donc de vacciner en phase 1 (début janvier 2020) :

  • les personnes âgées résidant en Ehpad ou tout autre hébergement collectif, qui représentent actuellement près d’un tiers des décès (environ 1 023 000 personnes au total dont 650 000 dans les seuls Ehpad)
  • les professionnels des Ehpad et des unités de soins de longue durée, qui sont amenés à être en contact prolongé et régulier avec les personnes les plus susceptibles d’être infectées.

 La vaccination des professionnels de santé pourrait intervenir :

  • en phase 2, pour les professionnels âgés de plus de 50 ans ou présentant une comorbidité, quel que soit leur mode/lieu d’exercice
  • en phase 3 pour l’ensemble des professionnels tous âges et modes d’exercice confondus.

 A ce stade, aucune indication de date de commencement des phases 2 et 3 n’a été donnée. A l’heure actuelle, la HAS ne souhaite pas, non plus, rendre la vaccination obligatoire.

En termes d’organisation, la nature même des vaccins oblige à rester prudents. En effet, légalement, la responsabilité professionnelle des professionnels qui vaccineront pourra toujours être engagée. Or :

  • la conservation des vaccins disponibles d’ici la fin 2020 et pendant le 1er trimestre 2021 (vaccins Pfizer et Moderna) s’effectue à très basse température (-80° ou -20°)
  • leur durée de vie est limitée (5 jours seulement entre 2 et 8°, puis 5 à 6h pour injecter 5 vaccins une fois le flacon ouvert)
  • leur technologie, reposant sur l’ARN Messager, est nouvelle
  • leur modalité de vaccination impose 2 injections à 21 ou 28 jours d’intervalle selon le vaccin avec nécessité de traçabilité.

Pour la phase 1 et pour la 1ère injection, seuls les médecins pourront donc vacciner après consutlation préalable (en présentiel ou visio), ou les infirmiers libéraux en présence d’un médecin. Une réflexion est en cours concernant le processus de vaccination de la 2é dose… mais aussi pour le reste de la campagne vaccinale (phase 2 à 5).