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ADHÉSION :

Paris, le 16 mai 2017

M. le Directeur Général,

Les négociations conventionnelles entre Assurance Maladie et syndicats infirmiers libéraux représentatifs qui devaient débuter le 9 juin 2017, ont été de nouveau reportées, selon la date communiquée par vos services, au 12 juillet prochain.

Le Sniil tient, à vous exprimer sa colère suite à cet ultime rebondissement démontrant une fois de plus le mépris réservé à la profession infirmière libérale... mais aussi son inquiétude quant aux futures négociations.

En effet, la date choisie, en plein été, à la veille du 14 juillet, démontre le peu de respect vis-à-vis du dialogue conventionnel avec les infirmières et infirmiers libéraux. Mais ce qui irrite encore davantage, c'est que les infirmières et infirmiers libéraux ne bénéficieront d'aucune avancée, notamment tarifaire, avant, au minimum, mi-2018… Ce qui, vous le comprendrez, est inacceptable pour le Sniil.

Le vif mécontentement du Sniil se trouve, de plus, renforcé par le manque total de visibilité sur :

• l'expérimentation du BSI : prévue pour débuter en février, celle-ci toujours pas commencée, met en péril la prise en compte de ses résultats lors des négociations, y compris sur la revalorisation de l'AIS

• les études sur la démographie infirmière : indispensables pour mettre en œuvre de nouvelles dispositions de régulation, sont toujours en attente.
Pour le Sniil, le report imposé des négociations conventionnelles et le manque de clarté sur ces points majeurs, sont incompréhensibles, voire inadmissibles.

A ceci vient s'ajouter :

• le retard dans la mise en œuvre de la nouvelle lettre-clef AMI 5,8 prévue pour l'acte de « surveillance hebdomadaire sur patient sortant d'hôpital après décompensation d'une insuffisance cardiaque ou exacerbation de BPCO »

Enregistré depuis un an maintenant par la CHAP, ce nouvel acte infirmier est indispensable à une meilleure prise en charge des patients. Pourtant, le décret d'application le concernant n'est toujours pas paru, et aucune explication n'a été donnée à ce sujet

• le silence entourant la question des IK et IFD : la dernière réunion avec vos services sur le sujet s'est tenue fin décembre 2016 et nous n'avons, depuis, aucun retour, y compris sur le problème de changement de périmètre de certaines agglomérations qui devait, pourtant, être abordé lors d'une autre concertation

• le problème lié au retrait de la formation en e-learning attachée au Prado Insuffisance Cardiaque : désormais inaccessible, cette formation resterait cependant, selon certaines CPAM, un préalable obligatoire à la prise en charge par les infirmières et infirmiers libéraux de patients bénéficiant de ce programme. Malgré nos multiples demandes d'information à ce sujet, nous n'avons à ce jour aucune réponse formelle.

Toujours vigilant et aspirant à une vraie reconnaissance des compétences infirmières libérales lors des prochaines négociations, le Sniil souhaiterait avoir le plus rapidement possible des précisions claires sur l'ensemble des cinq points ci-dessus énoncés.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir recevoir, M. le Directeur Général, mes salutations distinguées.

Catherine KIRNIDIS Présidente Nationale du Sniil Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux

APEI

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