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Paris, 7 septembre 2010

Alors que vont s'engager aujourd'hui les discussions à l'Assemblée Nationale concernant le projet de réforme des retraites, le Sniil tient à apporter son soutien aux manifestants qui, comme les infirmières libérales, exercent un métier pénible et difficile.

Conscient du risque de faillite financière qu'encourt actuellement le système de retraite en raison de la démographie, mais conscient aussi des problèmes de santé que peut occasionner un travail physiquement ou psychologiquement difficile sur une personne de plus de 60 ans, le Sniil exige que la notion de pénibilité soit prise en compte par le gouvernement. Une notion qui pourrait, et devrait, être définie non pas par branche d'activité ou entreprise, mais selon les tâches et actions réalisées par chaque professionnel. Et ce, quel que soit son mode d'exercice : salarié de la fonction publique, du privé ou encore profession libérale ou artisan.

Paris.- Avec seulement 17069 infirmières et infirmiers libéraux qui ont voté sur 64927 inscrits, les élections 2010 à la Carpimko ont été marquées par une abstention record et historique de 73,7%. Collège électoral le plus nombreux au sein de la Caisse Autonome de Retraite des auxiliaires médicaux, la profession infirmière a donc choisi, avant tout, de renoncer à s’exprimer, alors qu’au même moment, les orthoptistes et orthophonistes le faisaient en masse.

Paris.- 19 mai 2010. Lors de la séance de questions au gouvernement de ce mercredi 19 mai, Mme Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, a indiqué soutenir la proposition de loi de M. Yves Bur visant à restreindre le champ de compétence de l’Ordre Infirmier au seul monde libéral.

Par cette prise de position, Mme la Ministre de la Santé vide donc totalement l’Ordre Infirmier de sa substance, lui retirant de fait les missions qui lui avaient été confiées par la Loi : promouvoir l’ensemble de la profession infirmière, tous modes d’exercice confondus, et construire un code de déontologie propre à ce métier, en toute autonomie et responsabilité.

Paris, 15 avril 2010.- Initialement lancée pour « inventer un nouveau modèle de soins de premier recours[1] », la Mission Legmann vient de dévoiler ses premières conclusions. Avec une mauvaise surprise : le « tout-médecin » est de retour…

Suite au projet d'arrêté ministériel concernant la limitation d'utilisation des compresses non-stériles, le Sniil a déjà réagi via une prise de contact avec les plus hauts responsables du Ministère de la Santé. Voici, pour votre information, et en avant-première, copie de l'article à paraître sur le sujet dans Communication Infirmière n°108, journal qui sera distribué dans toutes les boîtes aux lettres des infirmières libérales dès la semaine prochaine.

Paris. - Après sept mois de travail, le rapport de la Mission consacrée aux bilan et propositions pour le déploiement des maisons et pôles de santé[1] vient d’être remis ce mardi 19 janvier 2010 aux trois Ministres qui l’avaient commandé[2].

Les sénateurs, réunis jeudi dernier dans le cadre de la Loi « Bachelot », n’ont pas voté les missions de premier recours pour les infirmières alors qu’ils les ont reconnues aux pharmaciens.

Le Sniil, déplore qu’une fois encore le sénat par la voix de son rapporteur Monsieur Milon, ait seulement gratifié les infirmières de l’ancestral dévouement.

Lors de la présentation de ses vœux aux professionnels de santé du 12 janvier 2010, le Président Nicolas Sarkozy a clairement indiqué sa position concernant l’offre de soins de premier recours.

Précisant que ces derniers « sont dispensés majoritairement mais pas exclusivement par les médecins généralistes », il cita ensuite nommément « les pharmaciens d’officine », mais aussi « les infirmières libérales » comme étant aussi «une composante de l’offre de soins de premier recours ».

Face à cette nouvelle prise de position du pouvoir politique en faveur des infirmières libérales, le Snill se félicite de ne jamais avoir baissé les bras sur la question de l’offre de soins de premier recours. Seul syndicat infirmier libéral à s’être battu lors du vote de la loi HPST sur ce sujet, le Sniil prend donc acte du discours présidentiel. Mais attend, toutefois, que les actes suivent.

Une réforme est aujourd’hui indispensable. Pour être utile, elle doit être accompagnée par les professionnels de santé.

Pourtant, les tentations du repli sur soi et du corporatisme sont réelles, mais doivent être évitées. Participer à l’effort de réorganisation permettra en effet des avancées tant au niveau de la coordination des acteurs des soins de ville que de l’ensemble des professionnels responsables de soins primaires.