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Paris, le 21 juin. Le 17 juin, le décret mettant un point final à la réingénie de la profession d’aide-soignant et d’auxiliaire de puériculture a été présenté pour avis à la commission du Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP). Le Sniil déplore avoir été le seul syndicat représentatif des infirmières et infirmiers libéraux à alerter sur les dérives de ce décret au sein du HCPP et à proposer un amendement.

Ce décret, tel qu’il a été présenté par la DGOS, ouvre la voie à l’exercice libéral pour les aides-soignants. Le Sniil, dans sa mission de défense de la profession d’infirmier libéral, a depuis le début de cette réforme exprimé ses craintes sur son évolution. Le Sniil a soumis une proposition d’amendement pour sécuriser notre exercice sur deux points essentiels :

  • Éviter que l’aide-soignant réalise des soins courants de la vie quotidienne de sa propre initiative, sans en référer systématiquement à l’infirmier. Le Sniil, a proposé que ces soins soient soumis à une prescription infirmière pour être mis en place.
  • Inclure l’activité des aides-soignants dans la prise en charge pluriprofessionnels, par une traçabilité, pour assurer l’information de l’infirmier référent du patient.

Défendre l’élargissement des compétences : OUI… Mais pas au détriment de la qualité des soins, ni d’un démantèlement de nos actes infirmiers liés à la dépendance qui représente près de 60% de notre activité.

Dans l’état actuel du décret, le risque est que les aides-soignants se tournent vers l’exercice libéral au détriment des structures hospitalières, SSIAD et EHPAD, qui ont déjà de grandes difficultés pour recruter du personnel qualifié, notamment des aides-soignants.

Tous les représentants des organisations de professionnels de santé présents lors de cette séance du HCPP ont longuement débattu sur ces risques. Le Sniil a été le seul à proposer un amendement. Ce dernier a été rejeté remettant le texte original du décret au vote.

Le HCPP s’est prononcé CONTRE ce décret. Pour rappel, le 11 mai dernier, le texte sur la possibilité de salariat des professionnels de santé au sein des MSP et CPTS avait été présenté au HCPP. Il avait lui aussi été rejeté, mais avait tout de même été publié au Journal Officiel la semaine suivante, l’avis du HCPP n’étant que consultatif.

Le Sniil resterait-il donc le seul syndicat représentatif à encore se mobiliser pour la défense des intérêts et le développement des compétences de notre profession ? Tout le laisse à penser…Son action lors du HCCP ne semble pas rester vaine, puisque la DGOS a entendu les arguments du Sniil pour faire évoluer le texte du décret dans le sens de sa proposition. À suivre…

 

Contact presse

David Guillet, Vice-président national Sniil (06.70.79.56.96)