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Paris, le 17 septembre 2020.- Ce 16 septembre est paru au Journal Officiel un arrêté ministériel autorisant une nouvelle catégorie de professionnels de santé à pratiquer les tests PCR : les masseurs-kinésithérapeutes. Ils viennent s’ajouter à la liste déjà très longue[1] de personnes autorisées à les réaliser. Sauf… que, sur le terrain, le problème ne tient pas du nombre de préleveurs… mais bien d’un manque de directives nationales claires et, surtout, de concertation avec les professionnels de santé.

Résultat : aujourd’hui, en Normandie, plusieurs centres de test ont été fermés par manque de réactif dans les laboratoires, obligeant la police municipale de Caen à intervenir dans un drive pour calmer la population qui insultait les infirmières libérales… A Marseille, des infirmières libérales sont confrontées à des personnes excédées ne pouvant obtenir un rendez-vous pour se faire tester qu’avec un délai de 15 jours… A Lyon, Lille ou Bordeaux, les files d’attente dans les centres de test se rallongent, le public doit attendre des heures pour y accéder…. et les préleveurs sont épuisés. Enfin, partout en France, la capacité d’analyse des laboratoires de biologie médicales est saturée, ce qui implique un rallongement des délais dans le rendu des résultats (une semaine dans certaines régions !)… et pose la question de l’intérêt réel à se faire tester…

Ayant ouverts les tests sans condition à toute la population au lieu de confier, par dérogation, leur prescription à des professionnels de santé de terrain tels les infirmières libérales, le Ministère des Solidarités et de la Santé se trouve désormais totalement débordé…

… mais il n’en tire toujours aucune leçon, continuant de prendre des décisions sans écoute ni concertation. Pendant ce temps, sur le terrain, les patients potentiellement positifs non-testés ou en attente de résultat continuent de contaminer la population… et les professionnels de santé, au premier rang desquels les infirmières libérales, trinquent… car c’est à eux qu’il revient de gérer la pagaille !

Face à cette situation, et à la nouvelle possibilité offerte par le Ministère d’organiser des « opérations collectives de dépistage par des tests rapides nasopharyngés d'orientation diagnostique antigéniques », le Sniil tire, de nouveau, le signal d’alarme et exige de la part du Ministère un minimum de concertation.

 

[1] Biologistes, médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, aides-soignants, étudiants en médecine, odontologie, pharmacie, maïeutique, étudiants infirmiers, sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, marins-pompiers, personnes diplômées en biologie moléculaire ou tout individu ayant un an d’expérience professionnelle dans le domaine, secouristes des associations agréées de sécurité civile titulaires d'une formation adéquate aux premiers secours.