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Paris, 15 avril 2010.- Initialement lancée pour « inventer un nouveau modèle de soins de premier recours[1] », la Mission Legmann vient de dévoiler ses premières conclusions. Avec une mauvaise surprise : le « tout-médecin » est de retour…

Ainsi, alors que ce rapport devait, selon la demande qui en avait été faite par le Président de la République, proposer des pistes pour « simplifier la vie du praticien », réfléchir à « la qualité des soins », aux « structures et moyens techniques », mais aussi, à « la coopération avec les autres professionnels de santé1 », force est de constater que la Mission n’a pas rempli tout son rôle : en effet, aucune des vingt préconisations du rapport ne fait référence à une quelconque coopération avec les autres professionnels de santé…

Pire, même : le rapport de la Mission Legmann tend à retirer des compétences aux infirmières libérales en proposant que soient crées deux nouveaux métiers (salariés des médecins via des aides financières !) : ceux d’ « assistant de santé » et de « coordinateur d’appui » (p. 17 du rapport). Leurs rôles ? Tâches administratives, gestion du matériel, encaissement … mais aussi « tâches médico-sociales » ou « paramédicales » (éducation du patient, lien avec le secteur social, médico-social et sanitaire…). But final : permettre « aux médecins traitants de se recentrer sur la coordination des soins de leurs patients ».

Regrettant, tout d’abord, l’absence totale de concertation dont a fait preuve la Mission Legmann, le Sniil s’insurge contre cette proposition de retour en arrière vers le « tout-médecin ». Et ce, au moment où l’infirmière libérale est déclarée comme étant « une composante de l’offre de soins de premier recours1 » au sein des plus hautes instances de l’Etat.

[1] Cf. Discours de N. Sarkozy : « Présentation des vœux aux personnels de santé, 10 janvier 2010 » à Perpignan