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Lors de la présentation de ses vœux aux professionnels de santé du 12 janvier 2010, le Président Nicolas Sarkozy a clairement indiqué sa position concernant l’offre de soins de premier recours.

Précisant que ces derniers « sont dispensés majoritairement mais pas exclusivement par les médecins généralistes », il cita ensuite nommément « les pharmaciens d’officine », mais aussi « les infirmières libérales » comme étant aussi «une composante de l’offre de soins de premier recours ».

Face à cette nouvelle prise de position du pouvoir politique en faveur des infirmières libérales, le Snill se félicite de ne jamais avoir baissé les bras sur la question de l’offre de soins de premier recours. Seul syndicat infirmier libéral à s’être battu lors du vote de la loi HPST sur ce sujet, le Sniil prend donc acte du discours présidentiel. Mais attend, toutefois, que les actes suivent.

Rappelons que les soins de premier recours ont été définis comme comprenant(1) « la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, le suivi des patients, l’administration des médicaments, l’orientation dans le système de soin et le secteur médico-social ainsi que l’éducation pour la santé ». Et qu’ils n’ont été, pour l’heure, dévolus, de par la loi HPST, qu’aux seuls médecins traitants et pharmaciens d’officine alors même que ces différentes missions sont au cœur de l’activité quotidienne des infirmières libérales.

Enfin, le Sniil relève également que le Président Sarkozy n’hésite pas, non plus, à mettre au tout premier plan de ses préoccupations la question de la coopération entre médecins généralistes et autres professions de santé. Ainsi que celle de l’organisation générale du monde de la santé, via une phrase forte de sens : « recentrons l’hôpital sur la phase aiguë de la maladie, réinstallons le médecin libéral sur la phase la plus préoccupante du premier recours et travaillons davantage avec les autres professionnels de santé, infirmiers, infirmières, pharmaciens. C’est toute une équipe au service du patient ».

Reste que, là aussi, le Sniil, seul syndicat infirmier libéral qui a vraiment œuvré pour qu’avance la coopération entre professionnels de santé, attend aussi des actes.

(1) Cf. article 36 de la loi HPST votée le 21 juillet 2009