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Paris, 15 novembre 2018. – Un mouvement de contestation nationale contre la hausse des carburants aura lieu ce samedi 17 novembre. Les infirmières et infirmiers libéraux sont fortement impactés par ces augmentations importantes du prix des carburants.

En effet, ces professionnels de santé :

  • soignent 11 millions de patients par an, à 90% au domicile
  • sont les seuls professionnels de santé à se déplacer quotidiennement chez les patients, y compris en zone rurale
  • ne peuvent pas utiliser les transports en commun ou le co-voiturage au regard du mode d’organisation des soins de ville et de l’obligation de continuité des soins 24h/24h à laquelle ils sont soumis
  • disposent d’une indemnité forfaitaire d’une valeur de 2,50€ à laquelle peuvent s’ajouter, dans certains cas, une indemnité horokilométrique[1] de 0,30€/km
  • n’ont bénéficié d’aucune revalorisation de ces indemnités depuis 2011
  • n’ont accès à aucune aide spécifique.

Face à toutes ces obligations, mais aussi à la nature même de l’activité infirmière libérale proche,  dans certains cas d’un service de santé publique, le Sniil demande à ce que des mesures spécifiques soient prises en direction des infirmières libérales pour compenser la hausse très importante du prix des carburants.

Ainsi, pourrait-on, envisager une détaxe de carburants : un dispositif de ce genre a été mis en place très récemment en Martinique grâce à un accord conclu entre l’Union Régionale des Professions de Santé (URPS) Infirmière et la collectivité territoriale de Martinique[2]. Pourquoi ne pas généraliser ?

Cependant, conscient de l’impact de la pollution en termes de santé publique, le Sniil, syndicat d’infirmières et infirmiers libéraux responsables et soucieux de la qualité de vie de l’ensemble de la population française, demande surtout que l’Etat :

  • attribue aux professionnels un avantage financier plus incitatif à l’achat d’un véhicule électrique
  • s’assure que des bornes électriques de rechargement soient disponibles partout en France, y compris dans les territoires ruraux où exercent 27% des infirmières libérales
  • révise très rapidement le processus de prime à la conversion, réservée, pour l’heure, à la seule destruction de véhicules anciens[3]… et ne s’appliquant donc jamais à des professionnels usant aussi rapidement leur voiture que les infirmiers libéraux.

Ce 17 novembre, chacun est libre de manifester ou non. Le Sniil donne cependant rendez-vous le 20 novembre 2018 à chaque infirmière et infirmier libéral pour manifester sa colère contre leur oubli dans le plan « Ma Santé 2022 » dans toutes les régions de France[4].

 

[1] Indemnité comprenant non seulement le prix au kilomètre mais aussi le temps passé dans le véhicule pendant le déplacement

[2] Cf. detaxe.collectivitedemartinique.mq

[3] 1ère immatriculation avant 1997 pour les véhicules essence et 2001 pour les véhicules diesel

[4] 25 lieux de rassemblements visibles sur sniil.fr