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Paris, le 3 mai 2018

Le 16 mai prochain, le décret sur l’exercice infirmier en pratique avancée sera présenté lors de la prochaine séance du Haut Conseil des Professions Paramédicales.

 

A cette heure, et malgré la promesse qui leur avait été faite, les organisations infirmières, dont le Sniil, n’ont aucune idée du contenu exact du nouveau texte qui sera présenté… Personne ne peut donc prévoir ce qui se passera : et notamment si le Ministère des Solidarités et de la Santé restera toujours aussi frileux et influencé par des médecins corporatistes, ignorants et craintifs qui n’ont de cesse que de vouloir limiter les contours de cette nouvelle profession.

En tout cas, si le texte présenté le 16 mai prochain au HCPP reste identique à celui qui avait été proposé, le Sniil refusera de lui apporter sa caution.

 

En effet, il est inconcevable, pour le Sniil, que les IPA soient obligées de signer, comme le projet du 26 avril le proposait, un « protocole d’organisation » entre médecin et IPA pour chaque patient. Rappelons que ce « protocole »  devrait indiquer, entre autres, « la conduite à tenir en cas d’alerte » ou « les modalités et la régularité des échanges d’information » avec le médecin…

Les IPA, de niveau d’étude Master 2, ne seraient-elles pas capables de savoir quand et comment alerter le médecin en cas de problème chez un patient ?

 

Pour le Sniil, ce « protocole d’organisation » constituerait non seulement une atteinte grave à l’autonomie des futurs IPA, mais aussi une véritable insulte à leurs compétences et responsabilité professionnelles.

 

Pire même… ceci représente un affront pour l’ensemble des 660 000 infirmières et infirmiers actuels, tous modes d’exercice confondus, qui n’ont jamais eu besoin de signer un document pour agir au mieux des intérêts du patient. Les infirmières et infirmiers sont des professionnels de santé à part entière, dotés de diplôme et de compétences reconnus par la Loi et qui n’ont pas besoin d’être chapeautés par un médecin pour exercer, notamment dans le cadre de leur rôle propre.

 

Ecrites avec l’aide des médecins, premiers invités du Ministère alors qu’il s’agit de l’évolution d’une profession qui n’est pas la leur, les différentes versions du décret sur l’exercice en pratique avancée n’ont encore jamais tenu compte de l’avis des organisations infirmières, pourtant les premières concernées.

 

Pour le Sniil, cette façon de procéder est inadmissible et n’a, en fait, qu’un seul but : mettre encore un peu plus l’ensemble des infirmières et infirmiers sous le joug du pouvoir médical. Car ne nous leurrons pas : en proposant un exercice en pratique avancée « au rabais », c’est l’ensemble de la profession infirmière qui en pâtira.

 

En agissant ainsi, le Ministère des Solidarités et de la Santé montrera donc son vrai visage.

 

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APEI