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ADHÉSION :

Paris, 1er octobre 2015

En ce 1er octobre, des associations d'infirmières libérales ont initié via les réseaux sociaux un mouvement de protestation pour rejoindre aujourd'hui celui des syndicats infirmiers salariés.

Premier syndicat infirmier libéral de France, le Sniil prend acte de l'expression spontanée de ces Idels : toutefois, préférant agir pour l'heure avec d'autres moyens, le Sniil a décidé de ne pas s'associer à ces manifestations.

Pour autant, sans chercher à récupérer ce ras-le-bol des infirmières libérales, le Sniil ne nie pas l'exaspération qui s'exprime ici : il la comprend et, même, la partage, dénonçant lui aussi depuis plusieurs années une méconnaissance totale de l'activité infirmière libérale de la part des pouvoirs publics et un mépris constant des institutions envers cette profession indispensable au système de santé. La parution, au mois de septembre, du rapport 2015 de la Cour des Comptes sur la Sécurité Sociale a été la parfaite illustration de cet état de fait… même si, dans la foulée, la Ministre de la Santé a corrigé un peu le tir, estimant « normal qu'il y ait une augmentation des actes par les infirmiers à partir du moment où l'on va moins à l'hôpital et que l'on améliore la prise en charge à domicile ».

C'est pourquoi le Sniil réitère la demande déjà faite à plusieurs reprises qu'une vraie étude du métier d'infirmière libérale soit menée au niveau national : avec examen de l'intégralité des actes et activités effectués par ces dernières (y compris ceux qui n'apparaissent jamais puisque non-payés) et, de plus, comparaison économique des différents modes de prises en charge des patients en France (hôpitaux, HAD, soins de ville).

Loin d'abandonner et de trahir les infirmières et infirmiers libéraux, le Sniil rappelle, de plus, qu'il est aujourd'hui le seul syndicat infirmier libéral à avoir donné son accord à l'Assurance Maladie pour le démarrage de l'expérimentation du Bilan de Soins Infirmiers (remplaçant de la DSI). Seul moyen d'ouvrir, en 2016, des négociations conventionnelles permettant la revalorisation des AIS et l'abolition de la notion de temps qui y est accolée (30 mns), cette expérimentation est, en effet, actuellement bloquée par l'inertie des autres syndicats infirmiers libéraux…

Par ailleurs, le Sniil rappelle également qu'il mettra très prochainement en ligne sur son site sniil.fr un questionnaire permettant aux Idels de décrire les problèmes rencontrés avec les HAD (concurrence déloyale, inclusion de patients, facturation ou retard de paiement…). Prévu pour alimenter l'observatoire national paritaire des relations HAD/Idels mis en place avec la Fnehad, il sera le seul moyen d'agir pour faire évoluer le contrat que les HAD proposent aux Idels.

Enfin, le Sniil se félicite que la demande qu'il a porté depuis des années auprès de l'Assurance Maladie de mise en place d'infirmières conseil au sein des Caisses Primaires d'Assurance Maladie ait, enfin !, reçu un accueil favorable. Annoncée hier lors d'une formation de l'Ecole Nationale de Sécurité Sociale, ce dispositif ne pourra, en effet, qu'aider à une meilleure compréhension de l'exercice libéral infirmier, même s'il ne résoudra pas tous les problèmes…

APEI

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