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Paris, 23 juillet 2015

Intitulé « Cap Santé », le « Rapport en vue du cahier des charges des expérimentations des projets d’accompagnement à l’autonomie… »

Écrit par Christian Saout, secrétaire général du CISS, et remis à Marisol Touraine ce 20 juillet 2015 est bien loin de remplir ses objectifs. En effet, ce rapport n’a absolument pas tenu compte des seules professionnelles de santé déjà compétentes en la matière : les infirmières.

Ainsi, outre le fait que la formation conduisant au diplôme d’Etat Infirmier intègre la compétence n°5 « initier et mettre en œuvre des soins éducatifs et préventifs », les infirmières et infirmiers comptent parmi les missions qui leur sont dévolues par le Code de la Santé Publique (art. 4311-1 et suivant) de « proposer, d’organiser ou de participer à différentes actions, notamment en matière de prévention et d'éducation de la santé ». De plus, il est également inscrit dans ce même Code que les soins infirmiers doivent toujours être réalisés « dans le respect des droits de la personne et le souci de son éducation à la santé »…

Alors… oubli ou mépris de la profession infirmière de la part du rapporteur ? Nul le sait… Mais force est de constater que M. Christian Saout ne cite même pas les infirmières dans les « acteurs potentiels » des expérimentations qui pourront être mises en place, leur préférant les « assureurs complémentaires et obligatoires », ou les « prestataires de santé à domicile »…

Face à cette situation, le Sniil, premier syndicat infirmier libéral regrette, tout d’abord, que M. Saout n’ait pas pris la peine d’auditionner une infirmière libérale au cours de sa mission. Pourtant, en le faisant, ce dernier aurait certainement pu approfondir son analyse… puisque que les 100 000 infirmières et infirmiers libéraux sont les seuls professionnels de santé à intervenir quotidiennement au domicile des patients. Et que ceci leur permet d’avoir une connaissance unique de l’entourage du malade, mais aussi de son environnement social et matériel, conditions expressément requises pour pouvoir définir un vrai programme personnalisé d’éducation thérapeutique.

Indigné par l’absence de concertation sur un sujet qui, pourtant concerne au plus près les infirmières et infirmiers libéraux, le Sniil demande donc à Marisol Touraine, Ministre de la Santé, de ne pas se baser uniquement sur les 71 pages de ce rapport pour construire le cahier des charges des expérimentations des projets d’accompagnement à l’autonomie. Certain de pouvoir apporter une nouvelle dimension à la réflexion engagée, le Sniil se tient à la disposition de la Ministre pour tout entretien sur le sujet.

APEI

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