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Paris, 7 septembre 2010

Alors que vont s'engager aujourd'hui les discussions à l'Assemblée Nationale concernant le projet de réforme des retraites, le Sniil tient à apporter son soutien aux manifestants qui, comme les infirmières libérales, exercent un métier pénible et difficile.

Conscient du risque de faillite financière qu'encourt actuellement le système de retraite en raison de la démographie, mais conscient aussi des problèmes de santé que peut occasionner un travail physiquement ou psychologiquement difficile sur une personne de plus de 60 ans, le Sniil exige que la notion de pénibilité soit prise en compte par le gouvernement. Une notion qui pourrait, et devrait, être définie non pas par branche d'activité ou entreprise, mais selon les tâches et actions réalisées par chaque professionnel. Et ce, quel que soit son mode d'exercice : salarié de la fonction publique, du privé ou encore profession libérale ou artisan.

Tout en s'associant aux revendications des infirmières salariées, le Sniil tient, en effet, à rappeler que reconnue pénible lorsqu'elle est exercée à l'hôpital ou en clinique, la profession infirmière n'est, pour l'heure, toujours pas reconnue comme telle lorsqu'elle est exercée à domicile. Et ce, alors que chaque infirmière libérale soulève en moyenne 9 fois par jour des patients dépendants (seulement à 45% avec un lève-personne) ; qu'elles travaillent en moyenne 53h/semaine, y compris le week-end (69%) ou après 20h (57%) ; et qu'elles effectuent plus de deux heures de conduite par jour (65%) et ne cessent de monter et descendre des escaliers pour se rendre au domicile de leur patient. Résultat : 84% des infirmières et infirmiers libéraux déclarent avoir déjà souffert de pathologies ostéo-articulaires ou musculaires ; 55% expliquent avoir été blessés ; et 29% estiment avoir souffert de troubles psychologiques (dépression, anxiété, insomnie). Pour autant, ils ne disposent toujours pas, à l'inverse de leurs collègues hospitaliers, d'une quelconque majoration pour leur retraite.

Le Sniil, qui compte deux élus au sein de la Carpimko, continuera de se battre pour que la pénibilité de la profession infirmière libérale soit reconnue. Espérant que le nouveau président de cette institution en fasse l'un de ses dossiers prioritaires.