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Le PLFSS 2022, est depuis fin octobre en délibération devant le Sénat. Les articles 40 et 41[1] qui envisagent un accès direct à certains professionnels paramédicaux, ont provoqué une levée de boucliers de la part d’une partie du corps médical. Cette opposition est incompréhensible face à la détérioration du système de santé. Le Sniil alerte sur la nécessité de développer davantage la coordination et le partage de compétences entre professionnels du domicile pour assurer une prise en charge optimale face aux besoins de la population.

La coopération, une réponse pour améliorer le système de santé

La désertification médicale est une réalité. Le Sniil ne peut accepter de voir le système de santé se détériorer encore davantage, alors que les infirmières et infirmiers libéraux ont des compétences pour prendre en charge les patients et leur entourage, et ainsi permettre à chaque profession de santé de se concentrer sur les missions prioritaires pour lesquelles leur expertise est indispensable.

La coordination interprofessionnelle est un sujet que le Sniil a toujours défendu[2] mais force est de constater que les moyens alloués restent insuffisants, tant dans la mise en place d’outils de coordination que dans la reconnaissance même des compétences des IDELS dans l’exercice pluriprofessionnel.

Le Sniil demande depuis plusieurs années plus d’autonomie pour la profession notamment en permettant un accès direct dans la prise en charge de plaies, la possibilité de renouveler certains soins infirmiers. Il est également important que le temps de prévention auprès des patients soit développé et reconnu.[3]

Les IDELS, acteur de la coordination

Le partage de compétences est nécessaire pour apporter une prise en charge complète des patients. Pour le Sniil, il n’est pas question d’avancer seul, au contraire, les infirmiers libéraux doivent être partie prenante de cette coordination entre professionnels de santé pour développer leurs compétences et ainsi tendre vers plus d’autonomie.  

Le Sniil appelle donc les acteurs du domicile, dont les IDELS sont un élément clé, à dépasser certains intérêts corporatistes pour travailler ensemble afin de développer la coordination des soins notamment en proximité.

Il est intolérable que le parcours de soins des patients soit interrompu sous prétexte de crainte de délégation de compétences. Les professionnels libéraux doivent avoir, et partager, l’ambition d’une meilleure prise en charge à la hauteur des besoins des patients.

Le Sniil se saisi de la campagne à l’élection présidentielle de 2022 pour préparer des propositions concrètes[4] afin de permette aux infirmières et infirmiers libéraux d’être véritablement acteurs dans le suivi des patients à domicile et ainsi rétablir un accès à la santé pour tous et sur tout le territoire.


[1] Amendement n°2350, PLFSS 2022, adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 22/10/2021.

[2] Grande Conférence de la Santé : le Sniil écouté - communiqué de presse du Sniil, 12/02/2016

 Négos interprofesionnelles : un point d’étape important – communiqué de presse du Sniil, 24/07/2014

[3] Pour rappel, la démographie de la profession infirmière libérale permet de couvrir tous les territoires et d’assurer la continuité des soins 7 jours sur 7.

[4] Système de Santé en ruralité : le Sniil s’associe pour alerter et trouver des solutions – article du Sniil, octobre 2021