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Elisabeth Borne a été nommée Première Ministre par Emmanuel Macron le 16 mai dernier. Le 20 mai, un nouveau Gouvernement a enfin été formé avec Brigitte Bourguignon, comme ministre de la Santé et de la Prévention. La nouvelle Ministre doit intégrer les IDEL aux chantiers à venir notamment pour apporter des réponses à la désertification médicale. Le Sniil compte bien faire entendre la voix de la profession…

Reconnaitre le rôle des IDEL dans le champ de la prévention

Les infirmières et infirmiers libéraux sont déjà dotés des compétences nécessaires, notamment dans le champ de la prévention et de l’éducation à la santé : suivi des pathologies chroniques, vaccination, évaluation de la dépendance… Néanmoins, il est nécessaire de s’appuyer réellement sur ces compétences et de les développer.

Les vaccins sont un élément de la prévention mais doivent devenir l’occasion pour les IDEL de réaliser une consultation de prévention adaptée à l’âge et à la situation de chaque personne. Ces vaccins qui sont réalisés à des âges clés sont actuellement des occasions ratées de faire le point avec le patient (point sur le suivi gynécologique, le dépistage des cancers colorectaux, les addictions éventuelles, les problèmes de santé mineurs qui nécessitent de consulter un médecin : pré diabète par exemple…). Cette consultation permettrait d’assurer une meilleure éducation à la santé et d’initier la population à des gestes de prévention.

Cet élargissement des compétences doit passer par une réingénierie du métier attendue depuis des années. Il est important et urgent de mener ces travaux avec l’ensemble des composantes de notre profession.

Lutte contre la désertification médicale : Mme la Ministre, rien ne sera possible sans les IDEL !

Le Sniil a alerté à plusieurs reprises sur le constat d’un système de santé en danger principalement dû aux choix politiques de ces dernières décennies qui ont mené à la désertification sanitaire que subissent, autant le milieu rural que les grandes agglomérations.

Les infirmières et infirmiers libéraux du fait de leur maillage territorial sont, pour beaucoup de Français, les professionnels de santé les plus proches et les seuls à se déplacer à leur domicile, 7 jours sur 7. Néanmoins, sans réelle prise de conscience politique, sans mesure amenant la profession à plus d’autonomie en collaboration avec les autres professionnels de santé, et sans courage, cette crise sanitaire perdurera.

L’urgence de la situation fait peser une lourde responsabilité sur les épaules de la nouvelle Ministre et du Gouvernement. Aucune « mission flash » ne pourra résoudre les dysfonctionnements du système de santé sans prendre en compte l’ensemble des acteurs de la médecine de ville, notamment les IDEL.