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A J-16 du scrutin présidentiel, le Sniil rappelle aux candidats deux de ses mesures phares pour la profession : le cabinet infirmier référent et l’accès direct. Le système de soin doit être adapté afin d’être plus efficace. Cela pourra être possible que si les infirmières et infirmiers libéraux gagnent en autonomie.

Des défis majeurs nous attendent : vieillissement de la population, augmentation des pathologies chroniques, difficultés accrues d’accès aux soins. La profession doit être partie prenante des adaptations du système de santé pour améliorer le parcours de soins des patients.

Le Sniil a fait plusieurs propositions aux candidats à l’élection présidentielle.[1] La mise en place du cabinet infirmier référent et de l’accès direct sont essentiels pour améliorer le parcours et le suivi des patients, mieux coordonner le lien ville-hôpital tout en permettant à la profession de gagner en autonomie sur certains actes.

Le cabinet référent : recréer le lien hôpital-ville

Les parcours de soins des patients sont parfois compliqués notamment par le manque de coordination entre les acteurs de santé de l’hôpital et ceux de la ville.

La création d’un statut de cabinet infirmier référent permettrait :

  • D’identifier les cabinets infirmiers qui assurent le suivi du parcours de soins des patients.
  • De fluidifier les échanges et la coordination entre l’hôpital et la ville.
  • D’anticiper les sorties d’hospitalisations afin d’assurer une prise en charge optimale dès le retour à domicile

La mise en place d’un tel statut doit être accompagnée du développement de nouvelles prérogatives pour les IDEL. L’accès direct est une des solutions qui permettrait de faciliter l’accès aux soins tout en gagnant du temps médical.

Accès direct et droit de prescription pour un meilleur parcours de soin

L’accès direct doit être une mesure sine qua non du développement du cabinet infirmier référent afin de faciliter l’accès aux soins. Cette mesure faciliterait, par exemple, l’accès au Bilan de Soins Infirmiers (BSI) pour les patients devenant dépendant. Ce recours direct éviterait à l’IDEL d’attendre une prescription médicale l’autorisant à réaliser ce bilan. A l’heure actuelle, cette prescription n’est qu’une pure formalité administrative qui permet la facturation d’actes.

Nous rencontrons la même difficulté pour les prises en charge de plaies qui ne peuvent être assurées que sous couvert d’une prescription médicale alors même que nous avons mis en place un bilan plaie chronique. Ces freins administratifs sont autant de complications pour les patients et sources de retards de prises en charge.

Pour le Sniil, ces deux mesures adaptées aux problématiques de santé ne seront efficaces que si les infirmières et infirmiers libéraux gagnent en autonomie. Ces avancées doivent donner aux professionnels de santé que sont les infirmiers, le droit de prescription des examens complémentaires dans le cadre du suivi de pathologies chroniques.

Ces nouvelles prérogatives, bien qu’elles effraient le monde médical, ne sont que complémentaires aux missions des médecins traitant. L’objectif est bien de faciliter le parcours de santé des patients dans un système qui ne peut plus rendre l’accès aux soins possible.

Ce n’est pas une « équipe de salariés autour du médecin » qui règlera le problème de la désertification médicale. Les solutions pour l’avenir doivent être plurielles, efficientes et respectueuses des différents acteurs de santé.


[1] Propositions du Sniil pour l’élection présidentielle – Débats d’idel - plateforme participative du Sniil – janvier 2022