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Paris, le 14 mai 2021. Une fois de plus mis devant le fait accompli, le Sniil déplore la parution du décret du 11 mai prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19, qui intègre, dans le contexte d’accélération de la vaccination, de nouveaux effecteurs permettant entre autres aux aides-soignants et auxiliaires de puériculture de procéder à l’injection des vaccins.

Le Sniil dénonce à nouveau l’absence de concertation préalable avec la profession, sous couvert de l’état d’urgence sanitaire, pour la mise en place de nouvelles dispositions inadaptées au contexte.

Les infirmiers, aux côtés des médecins, contribuent à sécuriser la vaccination : questionner le patient, l’éclairer sur les bénéfices, identifier certains risques, surveiller, signaler et agir face à d’éventuels effets indésirables... Le Sniil met en garde les autorités sanitaires sur l’importance de ne pas réduire cette vaccination à un banal geste d’injection sans aucun regard d’expertise clinique.

Une vigilance doit être observée devant la multiplication des personnels vaccinant qui exercent pour certains, sous délégation des infirmiers. Il est donc indispensable que cette responsabilité, imposée aux infirmiers, soit clairement identifiée en matière d’encadrement concernant l’injection et de veiller à ce que la prescription, la préparation et la surveillance restent liées aux compétences des professionnels habilités.

Dans ce contexte d’accélération de la campagne de vaccination, le Sniil déplore une communication gouvernementale en trompe l’œil : imputer les retards pris dans la vaccination au manque d’effectif ne fait que masquer une mauvaise gestion de l’approvisionnement en dose de vaccins.

Ces effets d’annonce risquent d’être contre-productifs pour le gouvernement. Si jusqu’ici notre profession, bien consciente de l’enjeu de santé publique, s’est massivement impliquée dans la vaccination, la parution de ce type de décret sans concertation préalable risque d’entraîner une démotivation des IDELS et une désertification des centres de vaccination.

En outre, le Sniil insiste sur la possibilité pour les IDELS de pouvoir disposer de doses de vaccins à ARN messager, afin d’élargir la cible des personnes à vacciner en proximité. Il ne suffit pas d’augmenter le profil des effecteurs, encore faut-il permettre aux 132 000 IDELS répartis sur tout le territoire national, de vacciner les personnes dans le respect des critères d’éligibilité.

Pour tout contact :
Catherine Kirnidis, Présidente Nationale Sniil (06.70.79.56.96)