Paris, le 7 février 2017.- Dans la nuit de dimanche à lundi, un infirmier s’est suicidé : c’est le sixième en six mois. Sans préjuger des raisons qui ont poussé ce soignant à accomplir ce geste, le Sniil souhaite présenter ses condoléances à sa famille, ses proches, mais aussi à l’ensemble de la profession infirmière.

S’associant à leur douleur, et reconnaissant que cet ultime acte révèle avant tout une grande souffrance, le Sniil ne peut réprimer sa colère. En effet, alors qu’un grand nombre d’infirmières et infirmiers, de tous les modes d’exercice, avaient manifesté le 8 novembre dernier pour dénoncer le manque de considération et de reconnaissance dont est victime la profession infirmière, rien ou quasiment rien, pour l’heure, a été fait. On notera, ainsi, que la « Stratégie Nationale pour prendre soin de ceux qui nous soignent » annoncée par la Ministre de la Santé est encore très balbutiante… et réservée, de surcroît, pour l’instant, aux seuls salariés.

Du coup, les conditions de travail de toutes les infirmières et infirmiers de France, salariés comme libéraux, continuent de se dégrader. Mais cette souffrance des soignants ne semble guère soucier la Ministre… tout comme, d’ailleurs, le risque que cela implique pour la qualité des soins prodigués aux patients.

Face à ce nouveau drame, le Sniil estime qu’il est grand temps que la Ministre de la Santé reçoive l’ensemble des représentations infirmières, y compris libérales. Exprimer dans un communiqué sa « vive émotion » et son « soutien » ne suffit pas : la Ministre doit désormais passer aux actes en engageant un vrai dialogue pour mieux connaître la réalité quotidienne infirmière, qu’elle soit salariée ou libérale.